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Le Kamairicha – Un thé vert rare plus ancien que le Sencha

Kamairicha. Ce nom vous dit quelque chose?

Si non, alors cet article est fait pour vous.

Kamairicha (釜炒り茶)

Son vrai nom est soit Kamairisei-Tamaryokucha – le Tamaryokucha étant le thé vert aux feuilles torsadées – soit Kamanobicha.

Ce thé fait partie de la famille des thés verts.

Ce thé est intéressant à plus d’un titre:

  • Contrairement au thé vert comme les Sencha ou Gyokuro qui font partie de la famille des thés verts « torréfiés à la vapeur », le Kamairicha est un thé dit « poêlé ».
  • Ce thé est très rare. En effet, sa production se résume à moins de 5% de la production totale de thé au Japon.
  • Ce thé a une très longue tradition contrairement au Sencha ou Gyokuro.

Kamairicha, un thé « poêlé »

En Japonais, « Kamairi » veut dire litéralement « cuit à la poêle », « kama » signifiant « pot en fer ». Technique ancestrale et peu répandue, ceci explique pourquoi le Kamairicha est un thé rare. Parallèlement, ce facteur de production a un impact sur le prix de ce thé. Il faut compter entre 16 et 28 euros pour un sachet de 50 grammes. Mais cela étant dit, une cuillère à café de Kamairicha peut être réinfusée jusqu’à 4 fois dans 200ml (max.) d’eau… Donc…

En quoi diffère-t-il des autres thés verts?

En lieu et place du procédé d’étuvage à la vapeur (étape de la torréfaction) des feuilles vertes fraîchement coupées pendant 30 à 120 secondes qui neutralise l’enzyme oxydante, les feuilles du Kamairicha sont quant à elles directement « cuites » dans une poêle en fer. Cette technique va neutraliser la note gustative habituelle « d’herbe ou marine » et ainsi faire découvrir d’autres notes gustatives et parfums de la feuille de thé.

Ce thé plaira certainement aux personnes qui justement trouvent difficile de boire du thé vert à cause de cette note végétale ou marine prononcée et si caractéristique des thés verts japonais.

L’avantage de cette technique appliquée aux feuilles de thé permet aussi de garder toutes les vitamines intactes présentes dans les feuilles du Camellia Sinensis.

L’histoire derrière le Kamairicha

Il y a plusieurs théories derrière l’origine de cette technique au Japon.

D’un côté nous avons le prêtre bouddhiste Eirin Shuzui qui introduisit cette méthode de production en 1406 en même temps que les premières graines du Camellia Sinensis au temple Reiganji (Préfecture de Fukuoka).

D’un autre côté, le crédit est donné à un Chinois du nom de Ko Reimin qui aurait amené cette technique du poêlage à Ureshino (Préfecture de Saga) en 1504.

Pour information, la technique de l’étuvage à la vapeur ne fut inventée qu’en 1738 par Nagatani Soen, père fondateur de la marque alimentaire Nagatanien.

En Chine, cette technique a été instituée à l’époque de la Dynastie Ming sous l’Empereur Hongwi en 1391. Ce dernier interdit  le thé sous forme de galette compressée pour mettre à l’honneur le thé en vrac.

Ainsi on peut conclure qu’en buvant du Kamairicha vous goûterez un thé plus ancien et encore plus traditionnel que le Sencha ou Gyokuro ! Vous découvrirez une autre histoire du thé japonais.

Deux techniques de « poêlage »

Il existe deux techniques – soit 2 styles – pour faire du Kamaraicha. Ces deux styles sont devenus des « marques » de fabrication.

Ureshino (Préfecture de Saga) – 嬉野 

On y emploie un pot en fer (la poêle) incliné à 45°.

Aoyanagi (Préfecture de Kumamoto) – 青柳

On y emploie un pot en fer (la poêle) pour tout usage placé dans le même plan que le sol.

Deux sortes de Kamairicha

Comme annoncer au début de ce texte, le nom « Kamairicha » n’est qu’un diminutif. Derrière ce petit nom se cache 2 sortes de thé reconnaissables par leurs formes.

Kamairisei-Tamaryokucha (釜炒り玉緑茶)

On le reconnaît par sa forme « torsadée ». Voir la photo d’en-tête de cet article. On lui attribue également le nom de Kama-Guricha (釜ぐり茶) ou Yonkon (en katagana)

Kamanobicha (釜伸び茶)

On le reconnaît car il a une forme plus proche d’un Sencha. En effet après avoir été poêlé, les feuilles sont roulées. Il se présente donc sous forme d’aiguilles.

Pour finir …

De tous les thés verts, ce dernier est de très très loin mon préféré ! Il peut être sucré, très légèrement fumé, floral, … .

Sur la boutique OchaNokcha n’est vendu que des Kamairisei-Tamaryokucha. Il y a même un Kamairicha Oolong. Un véritable délice ! Tous bio !

Pour le préparer, il suffit de suivre les instructions au dos du paquet. Il faut être vigilant avec le temps d’infusion!

Bonne dégustation !

OchoNokcha - Boutique en ligne

Published in Le thé et la santé Le thé et les ustensiles Le thé et son histoire

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