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Oolong japonais

Oolong japonais, vraiment?

Un produit rare mais qui vaut le détour (à mon avis).

Une histoire chinoise du thé

La Chine est le berceau du thé. Boire du thé (en Chine) remonterait à 2700 av. J.C. . En 59 av. J.C., Wang Bao écrivit le premier ouvrage sur le thé, « Un contrat avec un serviteur ». Ce texte fournie les instructions pour acheter et préparer le thé ainsi qu’une description des ustensiles à thé. Mais le maître incontesté est l’auteur Lu Yu qui écrivit « Le Classic du thé » (Cha Jing) à l’époque de la Dynastie Tang (vers 760 ap. J.C.) et qui raconte les origines du thé dans le Sud de la Chine.

Le thé au Japon

A l’époque de la Dynastie Tang, le Japon et la Chine étaient en communication constante.  La première réference litéraire japonaise quant à la consommation du thé date de 815 ap. J.C. dans le Nihon Kouki (Les Chroniques Japonaises) et raconte que le moine érudit boudhiste Eichu invita l’Empereur Saga au temple Bonshakuji où il lui fut servi du thé.

Les premiers champs de thé au Japon ont été plantés à Seburisan (Préfecture de Saga) à partir de graines ramenées de Chine par le moine érudit Eisai à la fin du 12e siècle. Pour information, Eisai est à l’origine du mouvement Zen.

C’est ainsi que débuta la grande histoire du thé au Japon.

Je pourrais vous écrire des pages et des pages sur l’histoire du thé. Mais ce n’est pas le propos de cet article. 🙂

Les origines du oolong

Il y a toutes une série d’histoires qui content les origines du oolong.

La première raconte l’histoire de Wu Liang (plus tard transformé en  Wu Long … Oolong) qui découvrit par hasard la transformation du thé en oolong. Alors qu’il cueillait les feuilles de thé, il fut distrait par une biche et la suivit. Lorsqu’il revint des heures plus tard … les feuilles avaient commencé à s’oxyder.

La deuxième histoire lui établie une relation directe avec un thé traditionnel et millénaire appelé « thé de Beiyuan », qui était un thé exceptionnel donné seulement en offrande à l’Empereur et à sa famille. On le cultivait et le transformait depuis la Dynastie des Tang (618-907 ap. J.C.) dans la région du Fujian autour des montagnes du Phénix. Avec le temps, la région du Fujian attira beaucoup de monde comme des officiels, des moines ou des intellectuels et l’oolong, sa célébrité croissant, fut appelé Wuyi Cha soit le thé des falaises. On lui donna aussi le nom de thé du dragon car il était moulé avec un motif de dragon pour l’offrir à l’Empereur. C’est l’époque où les thés étaient uniquement en forme de galette compressée.

Une autre histoire parle d’un cueilleur qui aurait fait une infusion de thé avec des feuilles issues d’un arbre où reposait un serpent noir. Wu long signifie « dragon noir », animal mythique benéfique.

La dernière histoire place les origines du oolong dans la contrée d’Anxi où un producteur de thé appelé Sulong ou Wulong ou Wuliang adapta les méthodes de fabrication du thé Wuyi en y ajoutant l’étape d’oxydation partielle. On est 1725 où les galettes de thé sont délaissées pour le thé en vrac.

Dans tous les cas, 1725 est considérée comme la date officielle de la naissance du oolong.

La production de l’oolong

La Chine et Tawain sont les pays du oolong. Le Vietnam propose également des oolongs très intéressants.

Pour rappel, le oolong sont des thés semi-oxydés et non des thés semi-fermentés. Il y a la technique dites « chinoise » et celle dite « tawainese ». La différence réside dans le niveau d’oxydation des feuilles.  La méthode chinoise (oxydation entre 10% à 30%) offre un thé plus léger aux notes végétales et/ou fleuries. Quant à la méthode tawainese (oxydation jusqu’70%) donnera un thé plus sombre une fois infusé, plus fruité et boisé. La technique de transformation du oolong ne suit pas des règles strictes et fermées. Elle variera en fonction de la localité et du savoir-faire.

Et au Japon?

La production locale du oolong au Japon est toute petite et n’a jamais eu le même succès qu’en Chine ou Taïwan. On retrouve les deux techniques voir même plus !

Pourquoi?

Le cultivar du Camellia sinensis employé traditionnellement pour faire du oolong n’est pas le même que les cultivars trouvés au Japon. Il possède de plus grandes feuilles.  Aussi ce cultivar ne supporte pas le gèle. Le climat japonais en général n’est pas propice à la culture du oolong.

Et pourtant après le thé vert, l’oolong est la deuxième boisson la plus bue au Japon! Attention, c’est généralement du oolong taiwanais que vous trouverez déjà préparé et mis en bouteille.

Le goût du oolong japonais

J’avoue n’avoir jamais été une fan des oolongs chinois. Il a ce goût spécifique aux thés chinois que je retrouve partout quelque soit la couleur du thé et qui me gène (excepté les thés blancs primeurs). Ma préférence va généralement pour les oolongs tawainais de qualité.

Quand j’ai découvert les oolongs japonais, je les ai fortement appréciés.

Certains diront qu’ils sont moins intéressants que les cousins chinois ou tawainais. Ils valent pourtant la peine d’être goûtés et connus!

oolong kamairicha - OchaNokcha, une passion pour les thés japonaisIls sont plus légers en bouche et plus fins en texture. Je les trouve très digestes surtout après un repas un peu lourd.

Ce que j’apprécie également des oolong japonais, c’est que l’on peut retrouver des oolongs hybrides. Par exemple un oolong peut se marier à d’autres techniques de transformations des feuilles comme le kamairicha (technique des feuilles pöelées) [voir photo] et même sous forme de thés aromatisés.

L’oolong se renouvelle et se diversifie pour nous offrir une riche pallette gustative.

Pour finir …

Que puis-je vous dire d’autre? Il faut faire une petite dégustation comparative pour cerner les différences entre les divers oolongs!? 🙂

Si vous avez des questions sur le temps d’infusion, des recettes… n’hésitez pas à me contacter ou me laisser un petit message dans les commentaires!

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Published in Le thé et les avis-produits Le thé et son histoire Non classé

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