Quelques notes sur le thé

Quelques notes sur le thé par William de Peyster

Quelques notes sur le thé est un petit livre de 40 pages, encore plus petit qu’un livre de Poche, qui est une petite perle.

Publié en 1906 par un Américain naturalisé Français et négociant en thé, William de Peyster écrivit ce court ouvrage pour la maison « Le thé des 3 marques » alors située au 14 rue de Rome à Paris. Cette maison n’existe bien sûr plus.

 

Ce livre est rempli d’informations et autres considérations concernant le thé. Il est organisé en 4 sections:

  • son histoire
  • ses vertus
  • sa production
  • sa commercialisation (données arrêtées en 1906)

Ce que je retiens de Quelques notes sur le thé sont les informations suivantes:

  • une légende japonaise (pas chinoise !) qui confirme que c’est en 519 après Jésus-Christ que le thé émergea grâce au Saint Darma, 3e fils de Kofiuwo, roi indien, venu en Chine à cette date. Ce saint aurait coupé ses paupières par pénitence et de ses paupières était né le théier. En mangeant les feuilles de celui-ci, il se sentit euphorique et vigoureux. Je ne me rappelle pas d’avoir lu cette légende dans le livre de thé d’Okakura Kakuzo.
  • une description par Le Père Du Halde de la préparation du thé dans la culture japonaise: dégustation de thé en poudre, préparée en faveur de leurs amis dans une pièce réservée à cet effet dans la maison, …
  • l’emploie de l’indigo par les Chinois pour renforcer la couleur verte des thés non-oxydés. Huuum …
  • des tentatives (malheureuses) de plantation de Camellia Sinensis dans le Sud de la France.

L’hygiène

C’est un mot qui revient très souvent dans le livre. William de Peyster est en faveur de la transformation mécanique des feuilles de thé car elle améliore l’hygiène de la chaîne de production du thé de Ceylan. Les planteurs de Ceylan se sont mécanisés très rapidement. Oust les mains!

Bonne chose? Là j’ouvre le débat.

Est-ce le transformation mécanique vs manuelle impacte le goût du thé? Je dis que oui !

Le thé que j’ai moi-même roulé pendant 6h n’a définitivement pas le même goût… Il y a quelques choses en plus. La transformation des feuilles avec les mains n’est pas anodine. La pression exercée, la chaleur issue des mains … créent un environnement « chimique » différent. Quid de la sueur des mains? Un adjuvant extraordinaire? 🙂 Il y a d’autres toxines bien plus dangereuses, n’est-ce pas?

Il ne faut pas oublier que rouler le thé à la main donne une autre forme à la feuille qu’aucune machine ne pourra reproduire. Une forme unique, inoubliable. Ci-dessous le thé vert japonais que j’ai roulé moi-même lors de ma formation au Japonais.

OchaNokcha - Thé vert japonais roulé à la main (par moi-même)

Références

Cet ouvrage est édité par Espaces & Signes pour le prix modique de 6 euros. Ce n’est pas du vol!

Ce livre me donne envie d’approfondir certains détails de la production du thé et de son histoire.

 


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