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Découvrir les thés noirs japonais

Oui, les thés noirs japonais existent bel et bien.

A côté de son cousin vert mondialement connu, les thés noirs japonais proposent un univers gustatif qui mérite d’être découvert.

Son histoire

La production de thé noir au Japon est la plus récente par rapport aux différents thés verts japonais. Elle n’a que 150 ans.

Il faut remonter à l’ère Meji (1868-1912) pour y voir une production en masse du thé noir.

Pourquoi?

L’ère Meji est une période de l’histoire japonaise économiquement flamboyante. Alors que le thé noir chinois et indien se vendait à travers le monde entier, le gouvernement japonais a voulu participer à cet Eldorado. Un avantage du thé noir c’est qu’il se conserve beaucoup mieux sur les longs trajets en bateau que le thé vert, hypersensible à l’air et à la lumière.

Ainsi le gouvernement japonais envoya Motokichi Tada, anciennement vassal de l’ancien Shogunat Tokugawa, espionner les Chinois et les Indiens ! De l’espionnage industriel à grande échelle!

L’idée de départ était de se calquer sur les techniques chinoises de production du thé noir. Hélas ce fut un échec. Ensuite, on se tourna vers les techniques indiennes de production en employant des variétés de Camellia Assamica. C’est à partir de ce moment-là que furent développer de nouveaux cultivars dédiés à la production du thé noir japonais.

Le moment de gloire du thé noir fut dans les années 20 et 30. Toutefois avec la montée du nationalisme, le thé noir eut la vie difficile: il fut rejeter comme étant un produit n’appartenant pas à la tradition japonaise du thé. Le coup de glaive arriva en 1971 avec un accord de libre-échange sur le thé noir et contraint le Japon à limiter sa production pour le marché local (soit 1 à 2 tonnes par an).

A l’heure actuelle, il n’y a seulement qu’environ 300 producteurs locaux de thé noir en activité !

Les caractéristiques du thé noir japonais

Les feuilles de thé employées

On retrouve généralement deux types de cultivars de Camellia Sinensis: Yabukita et Benifuki. C’est ce dernier qui fut spécialement dévelopé pour faire du thé noir.

Généralement les feuilles employées ne proviennent pas de la première cueillette (1e flush) mais ce n’est pas une règle dogmatique!

Pour rappel, contrairement au thé vert, le thé noir est oxydé.

Au Japon on l’appelle Wakoucha (thé du Japon, Wa signifie l’Est soit le Japon) pour le différencier du Kocha, nom donné aux thés noirs non-japonais comme le thé indien. On ne dit pas thé noir mais thé rouge.

Le goût et parfum

Je ne suis pas une amatrice du thé noir chinois ou indien, généralement trop agressif et trop lourd pour mon palet. Mais je fais une exception pour le thé noir japonais qui est plus doux, plus léger et plus sucré.

Le parfum est plutôt caramel, tirant parfois sur des notes de réglisse.

On peut le boire facilement avec du lait et/ou du sucre.

L’infusion

Comme pour les autres thés noirs, il faut une eau très chaude (95° à 100°C) et vous pouvez laisser tremper pendant plus au moins 2-3 minutes.

Pour conclure

Pour connaître plus de chiffres sur la consommation de thé noir (japonais et importé) au Japon, « Japan’s black tea market » est une analyse de 1997 qui donnera quelques informations intéressantes à ce sujet.

Chez OchaNokcha, nous proposons deux thés noirs issus de petits jardins. L’un est même labellisé JAS, Japanese Agricultural Standard, un label reconnu par ECOCERT.

N’hésitez pas à venir les découvrir!

Published in Le thé et la cuisine Le thé et son histoire

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